Blogger ou ne pas Blogger, that is the question

Il y a 4 ans, je traversais une période de transition professionnelle comme je vous le racontais ici (11 leçons tirées de ma transition professionnelle). Dans un pays à l’approche très conformiste en termes de recrutement (« dis moi ce que le candidat a déjà fait, je veux lui proposer exactement le même job »), passer du monde de conseil en agence de publicité à un poste de marketing chez l’annonceur n’allait pas se faire en 3 jours. J’ai activement mis cette période à profit en lisant de manière prolifique et en assistant à de nombreux événements marketing et notamment digitaux. Tant et si bien qu’après quelques mois de cette pratique, ce qui me paraissait impensable auparavant – lancer un blog – s’est imposé à moi (et pour les curieux, je raconte dans « Ce que j’ai appris en un an de blogging »).

J’ai pris tant de plaisir à blogger qu’il m’est arrivé d’écrire jusqu’à 3 articles par semaine. Ici, sur Couscous Royal, mais aussi sur Siècle Digital, l’excellent blog de marketing digital qui en était encore à ses prometteurs débuts. Et pourtant voilà, force est de constater que mon dernier article (pas celui dont je suis le plus fière) a plus de 6 mois, et qu’avant lui le rythme avait très fortement chuté. Alors que s’est-il passé ?

Une transition réussie, et donc un job, d’abord, qui a forcément limité mes dispos. Et avec, une nouvelle posture : lorsqu’on est en agence ou consultant, on est un observateur extérieur de ce qui se passe dans les entreprises. D’un oeil critique, on relève et note les aberrations des organisations… Sauf qu’une fois qu’on y est, on réalise que ce qu’on a pu prendre pour un manque de clairvoyance de la part des annonceurs est souvent lié à la complexité du changement : énoncer les aménagements qu’il faut mettre en place est assez facile, mais c’est dans l’exécution que réside la difficulté. Alors évidemment quand on prend conscience des contraintes réelles avec lesquelles les entreprises doivent composer, on a moins envie d’écrire des articles où on juge avec un poil de condéscendance les actions ou absences d’actions des acteurs d’un marché…
Mais ce n’est pas tout : lorsqu’on rédige régulièrement, un cercle vertueux d’inspiration s’installe. Chaque lecture, chaque rencontre, chaque échange pro apporte de la matière première à la rédaction d’un article. Quand le rythme baisse, la source se tarit (du moins est-ce ainsi en ce qui me concerne). Et 2ème effet : moins on publie, moins les choix des sujets semblent légitimes. Ainsi aujourd’hui : cela fait 6 mois que je n’ai rien écrit et je vous écris pour vous dire que c’est compliqué d’écrire quand on n’écrit plus. Ouais c’est vrai que vu comme ça, peut-être ce billet ne mérite pas d’être écrit. Argh.
Mais alors de quoi parler ? Pour revenir faut-il faire un comeback flamboyant ? Avec un truc super intelligent ou ultra documenté ? Pas forcément la montagne la plus simple à gravir… et sans doute le plus sûr moyen de rester bloqué. Alors au contraire, un article facile, sur un truc d’actualité ? Si c’est pour écrire un truc en passant sur la fin de la gratuité de l’API Google Maps pour les développeurs, je pense que bien d’autres sources d’actu le feront mieux que moi (et l’ont déjà fait, soit dit en passant). Et là, forte est la tentation de ne rien écrire du tout.

Mais nous y voilà, c’est une activité que je ne suis pas prête à lâcher complètement. Difficile d’expliquer pourquoi. Je prends plaisir à écrire, et je prends plaisir au partage d’expérience. Et à priori par le passé d’aucuns ont pris plaisir à me lire.
Alors pourquoi pas ? Dans mon job actuel je suis soumise à des problématiques que je n’avais pas rencontrées auparavant, que ce soit en management, en gestion de projet, pour choisir des prestataires, en marketing digital… je dois pouvoir parler encore de 2-3 trucs qui pourraient être utiles pour le lecteur confronté aux mêmes questionnements.

Alors allez, je le tente ou je le retente. Pas encore tout à fait envie de fermer Couscous Royal – faites péter la harissa, on tente le comeback par ici !

giphy

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Gilles dit :

    « Cela fait 6 mois que je n’ai rien écrit et je vous écris pour vous dire que c’est compliqué d’écrire quand on n’écrit plus. »
    Je crois que c’est la phrase qui résume le mieux cet article. Et qui m’a surtout fait sourire. Pour avoir essayé d’écrire il n’y a pas si longtemps : je comprends !
    « je dois pouvoir parler encore de 2-3 trucs qui pourraient être utiles » : en tant que fan, je confirme.
    A vous lire !

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